jeudi 19 novembre 2009

Université populaire de Psychanalyse Jacques-Lacan

Créée le dimanche 8 novembre 2009 à Paris

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“Il y a un temps pour penser – méditer, calculer, supputer, tergiverser – et il y a un temps pour agir, foncer, passer au registre de l’acte, ce qui comporte toujours de traverser en toute hâte la barrière du non-savoir.

Voici quelque temps que j’ai mis l’idée en discussion, de créer un puissant pôle d’enseignement à Paris, en réunissant sous un même chapeau, sans mettre en cause leur autonomie de fonctionnement, les enseignements de l’École, ceux du Département de psychanalyse, les deux Sections cliniques, le Collège freudien pour la formation permanente, l’Envers de Paris, les Groupes du Champ freudien, que sais-je encore ? Je suis allé jusqu’à évoquer l’idée d’une Université européenne, et cette idée a été soutenue par Uforca, bien accueillie en Espagne comme en Italie.” (Jacques-Alain Miller)

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mardi 17 novembre 2009

Conférences : Psychanalyse, Art et Image II

Organisation : Alain Vanier. Directeur du Centre de Recherches Psychanalyse et Médecine (CRPM) de l’Université Paris Diderot – Paris 7

Le lundi de 18H à 20H, amphi du mûrier

- Lundi 9 Novembre 2009 : Daniel WIDLÖCHER : « Psychanalyse et art : le dernier autoportrait de Degas »

- Lundi 23 Novembre 2009 : Gérard WAJCMAN:« L’Hypervisible »

- Lundi 30 Novembre 2009 : Philippe ADRIEN: « Imaginaire et Symbolique dans la mise en scène au théâtre »

- Lundi 7 Décembre 2009 : Alain VANIER : « Lectures d’une image »

- Lundi 14 Décembre 2009 : Giuseppe PENONE avec Alain Vanier

lundi 16 novembre 2009

Les mémoires

Journées d’études de l’A.L.I. - Samedi 21 et dimanche 22 novembre 2009

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Touche pas à ma mémoire !

Le problème de " la mémoire " est que chacun a la sienne, et qui l'isole sans retenue - à titre individuel et au titre du groupe - de l'ensemble de l'humanité : un compte à régler, qui écrit l'histoire à ma manière et désigne sans mystère la cause ennemie.

S'il y a un progrès possible, c'est de concevoir, grâce à la psychanalyse, comment dans l'espace euclidien le travail de la pensée -substituant la frontière à l'idée de limite - est paranoïagène.

Nos journées parviendront-elles à sortir de l'accident - la mémoire - pour arriver à l'essentiel : une meilleure détermination de la cause ?

Charles Melman

Argument

Les polémiques suscitées par la proposition du président de la République concernant ce qu'il est convenu d'appeler " devoir de mémoire " ont montré à quel point cette question reste d'une terrible actualité. Ne serait-ce que dans le refus de l'envisager dans son double rapport à l'histoire et à la subjectivité.

Nous pouvons donc nous interroger sur cette mémoire et sur sa place dans ce que la clinique d'aujourd'hui donne à entendre dans l'inlassable frappe de la répétition.

D'une part, le trop de mémoire qui, faute d'un lieu où le sujet pourrait s'acquitter de sa dette, rend le deuil impossible ou l'enferme dans un repliement communautaire.

D'autre part, les divers modes de non-dit qui perpétuent la marque d'un indicible.

La clinique nous enseigne que c'est justement en ce lieu où gît la méconnaissance que la mémoire peut se donner à lire. En effet, telle une lettre dont la répétition apparemment hors sens ne cesse de marquer ses effets, cette mémoire est d'autant plus énigmatique que le traumatisme dont elle est l'écho est antérieur au patient lui-même : contenue dans une chaîne signifiante où elle n'est pas dite en tant que telle, son absence en fait la marque la plus sûre.

Avec le souci de transmettre quelque chose de cette interrogation aux jeunes psychiatres et psychanalystes en formation, souvent pris eux-mêmes dans la méconnaissance des faits et de l'ampleur des désastres subjectifs de ce dont la mémoire est porteuse, nous avons souhaité que ces Journées permettent d'entendre quelques témoins privilégiés de ces événements majeurs qu'ont été l'extermination des Juifs d'Europe, la terreur et les crimes staliniens.

Il s'agira d'en examiner les incidences actuelles et d'affronter notre propre méconnaissance - peut-être serons-nous ainsi en mesure de repérer celle de nos patients - méconnaissance dont les effets délétères sont bien connus du psychanalyste. Par exemple, dans la façon dont certains jeunes peuvent se trouver aveuglément aspirés vers des causes militantes ou humanitaires, tentative de régler la dette impayable à laquelle ils cherchent ainsi à échapper, sans jamais comprendre ni les fondements de leur propre motivation, ni les raisons profondes des passions mortifères et répétitives à la source des grands drames dont notre époque a pu se croire épargnée après les désastres du siècle dernier.

Parmi ceux qui ont consacré leur existence et leur talent à faire en sorte que l'oubli ne vienne pas sceller définitivement la méconnaissance dont nous venons, certains ont bien voulu répondre à notre invitation et nous nous réjouissons de les accueillir.

" L'inconscient c'est le social ", dit Lacan. Il nous reste à préciser ce qui, du plus intime du sujet, est en résonance avec la méconnaissance que le social se trouve si souvent entretenir, sinon favoriser de façon délibérée.

Rebecca Majster-Veken

François Regnault à Rennes

Le Bureau de Rennes Association de la Cause Freudienne Val de Loire- Bretagne a choisi comme thème d'étude, cette année, les registres de la Vérité dans l'enseignement de J.Lacan.

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Pour notre première Conférence des échanges, nous accueillerons François Regnault. Membre de l'École de la Cause freudienne, ex-Maître de conférences au Département de psychanalyse de Paris VIII, traducteur et dramaturge, François Regnault a dirigé le théâtre de la Commune-Pandora avec Brigitte Jacques-Wajcman de 1991 à 1997.

Le titre de son intervention sera: De veritate: religion et vérité.

Avant que le Christ ne déclarât :" Je suis la Voie, la Vérité, la Vie ", la notion de vérité était-elle associée à la religion? Sans doute. Alèléthia se lie chez les Grecs, suivis par Heidegger, à Inathano," je demeure caché ". Comment la révélation du Dieu caché eût-elle pu éviter de se relier à cette question dans le grec des Évangiles? Aussi Lacan s'amuse-t-il de ce que Ponce Pilate demande " qu'est-ce que la vérité? "justement à celui qui dit qu'il l'est? D'où l'idée de religion révélée, celle du"voile levé", dont Hegel prétend qu'elle est le dernier stade de la religion, et qu'elle s'oppose à la religion naturelle, et à celle qu'il appelle"esthétique"?
Seulement, nous avons que depuis Lacan, la vérité " la dire toute, c'est impossible matériellement: les mots y manquent "(Télévision).Peut-il y avoir une religion" pas-toute ", hormis la juive, quand Arnold Schönberg fait dire au Moïse de son opéra Moïse et Aaron:" O Wort, du Wort, das mir fehlt! "," Ô, Parole qui manque! "?
Cette Conférence ouverte à tous, sans inscription préalable se tiendra à la Maison du Champ de mars, Cours des Alliés à 15 heures, Le Samedi 5 Décembre. Entrée: 8 euros. Étudiants et demandeurs d'emploi: 5 euros. Renseignements: gwen.lepechoux@wanadoo.fr
Alain Le Bouëtté, responsable du bureau de Rennes.

lundi 9 novembre 2009

Conférences de Daniel Sibony

2009

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Mardi 10 novembre à 20h30: Singularités de la transmission juive, Centre Medem, 52 rue René Boulanger, Paris 10è - 2ème étage.

Samedi/dimanche 15 novembre: L'Evangile comme midrash. (Conférence non publique; le texte en sera publié).

Mercredi 18 novembre 20h: Questions d'éthique, Début du Séminaire - Hôtel de l'Industrie, 4 place St Germain des Prés, Paris 6è

Mercredi 25 novembre, 20h: Le prophète Isaïe - Début du L.E.B. (Lieu d'étude biblique), Hôtel de l'Industrie, 4 place St Germain des Prés, Paris 6è

Dimanche 29 novembre à 20h30: Humour et judaïsme au Sofitel Pullman, 8 rue Louis Armand, Paris 15ème

Mercredi 2 décembre à 20h30 - Une leçon biblique, Centre Edmond Fleg, 6 rue de l'Eperon, Paris 6è.

Vendredi 6 décembre à 14h, Signature deMarrakech, le depart, au MJLF 11 rue Gaston de Caillavet, Paris 15ème

> le blog de Daniel Sibony

Suicides au travail : vers un scandale des « autopsies psychiques » ?

par François Desriaux

“L'affaire risque de faire grand bruit dans le petit monde de la santé au travail. Le 19 octobre se tenait, devant le tribunal des affaires de Sécurité sociale (tass) de Nanterre, le procès en faute inexcusable opposant le constructeur Renault et la veuve de l'ingénieur du Technocentre de Guyancourt qui s'était suicidé le 20 octobre 2006 en se jetant d'une passerelle. Or, l'entreprise au losange a utilisé, pour sa défense, les résultats d'une autopsie psychique réalisée par un médecin psychiatre, dans le cadre d'une expertise menée par le cabinet Technologia. Une expertise lancée à la demande conjointe du CHSCT et de la direction de Renault.”

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jeudi 5 novembre 2009

Alcoolisme et suicide, le déni de la mort

Atelier de Savoirs & clinique, Association pour la formation permanente en clinique psychanalytique

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Dr Brigitte Lemonnier, Dr Emmanuel Fleury

On retrouve régulièrement chez les sujets qui ont tenté de se suicider un refus d’admettre que leur acte ait pu les conduire à la mort. Dans certaines circonstances, il leur apparaît même comme un simple jeu inoffensif, la recherche d’une performance : la pratique du foulard, le saut à l’élastique en sont quelques exemples. Ce refus est également repérable chez ceux qui s’alcoolisent de manière chronique ou qui font des expériences ponctuelles telles le Binge drinking dont on connaît les conséquences redoutables.
Ce déni de la mort est repérable dans les motifs avancés par ces sujets lorsqu’ils expliquent leur acte : « Je voulais seulement dormir en prenant des comprimés », « Boire me permet de me rapprocher des autres dans ce monde individualiste », « J’aime me lancer des défis devant lesquels les autres reculeraient », etc. Ces rationalisations fréquentes ne relèvent d’aucune mauvaise volonté mais elles ne nous renseignent pas sur les motifs inconscients et singuliers qui ont poussé le sujet dans cette voie.
Freud expliquait le déni de la mort par l’absence de représentant de la mort dans l’inconscient, si bien que « personne, au fond, ne croit à sa propre mort » (Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort, 1915). Cette incroyance s’avère dangereuse si elle n’est pas bordée par une « protection » dans l’inconscient que Freud a nommée angoisse de castration.
Nous étudierons ce que la psychanalyse nous enseigne du déni et de la méconnaissance à partir des cas cliniques amenés par chacun (ou grâce à des
cas issus de la littérature ou du cinéma). Une attention particulière sera portée à la position singulière du sujet vis-à-vis de son histoire, de ses relations à ses objets d’amour, de ses illusions, de ses impasses en mettant l’accent sur la conduite de l’entretien.


Le lundi soir de 21 h 15 à 23 h, une fois par mois, le 9 novembre, 14 décembre 2009, 18 janvier, 22 février, 15 mars, 29 mars, 17 mai, 7 juin 2010.
A l’URIOPSS, 34 rue Patou, 59800 Lille, métro : République

> Savoirs et clinique