jeudi 9 juillet 2009

La force du Nom - Colloque international visuel, parlé et sonore

Paris : Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, dimanche 18 octobre 2009
Jérusalem : Université hébraïque de Jérusalem, 1, 2 et 3 novembre 2009




« On conseilla à un vieux juif russe de se choisir un nom bien américain que les autorités d’état civil n’auraient pas de mal à transcrire. Il demanda conseil à un employé de la salle des bagages qui lui proposa Rockfeller. Le vieux juif répéta plusieurs fois de suite Rockfeller, Rockfeller pour être sûr de ne pas l’oublier. Mais lorsque, plusieurs heures plus tard, l’officier d’état civil lui demanda son nom, il l’avait oublié et répondit, en yiddish : Schon vergessen (j’ai déjà oublié), et c’est ainsi qu’il fut inscrit sous le nom bien américain de John Fergusson.»

> programme et argument

C’est pour mieux...Te manger! Au commencement était l’ambivalence...

Colloque AIEMPR - 9 juillet 2009 9h00-17h30 - Lausanne UNIL



08h45 Accueil des participants

09h00 VAUCHER Myriam, Présidente AIEMPR: Ouverture

09h30 SCHNEIDER Monique, Psychanalyste, Prof. Honoraire Paris VII, Dr Honoris Causa UNIL: Recracher sa bouche un «progrès dans la civilisation»?

10h45 Pause

11h15 BRANDT Pierre-Yves, Prof. Psychologie des religions,
UNIL: Séduction et dévoration dans le parcours d’Ulysse

12h15 Buffet sur place, accompagné d’une performance artistique par ARFORE, Paris

14h30 BRIONES Rafael, Prof. Anthropologie, Grenade, Espagne: L’intégration de «l’autre» dans une Espagne multiculturelle émergente

15h30 Pause

16h00 de SAUSSURE Thierry, Psychanalyste,
Prof. Honoraire UNIL: Fruit défendu et Eucharistie:
Les conséquences du désir de consommation

17h00 BOURDIN Dominique, Psychanalyste SPP, Paris: Clôture

Pour les membres AIEMPR:
17h30 Retour touristique avec apéritif dînatoire
dans le vignoble (Aran-Villette)

http://www.aiempr.org/pdf/Depliant_UNIL_5.pdf

lundi 6 juillet 2009

Les partenaires du sujet

par Chantal Bonneau, psychanalyste, membre ECF



"J. Lacan nous a donné une théorie du sujet qui s’élabore tout au long de son enseignement et que J. A. Miller va compléter avec la théorie du partenaire. Il ne se contente pas de l’énoncer, il le martèle :
« Le sujet lacanien est impensable sans le partenaire. » 1.
Pendant l’année 1996-1997, Jacques-Alain Miller et Eric Laurent ont traité cette question du partenaire dans leur cours d’orientation lacanienne 2.
Qu’est-ce qu’un partenaire ? La définition la plus simple est celle que J.A.Miller donne. Le partenaire : c’est celui avec lequel on joue sa partie. Il la complète avec cet ajout : le partenaire c’est ce qui ferait terme du rapport qu’il n’y a pas. C’est un signifiant qui échappe à la sclérose de la pensée. Dans son cours du 4 mars 2009, J.A. Miller prononçait cette phrase que l’on voudrait faire sienne :
« Je me tiens sur un bord, sur le bord de mon ignorance…à la pointe de ce qui m’interroge, moi. Et je constate que ce que je dis prend irrésistiblement la tournure d’un dialogue avec Lacan…Je vois bien que c’est lui mon partenaire. » " (...)

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Penser la clinique à partir du séminaire XV L'acte psychanalytique

Association d'Études de Freud et de Lacan (AEFL) : thème de travail de l'année 2009-2010



La psychanalyse se trouve à un moment décisif de croisée des chemins au point d’être sans cesse l’objet de toutes les attaques en provenance du discours capitaliste qui, à la limite, ne la reconnaît que pour la réduire à une forme de psychothérapie aux visées utilitaristes à court terme. Or, nous rappelle Lacan : « La clinique psychanalytique, c’est le Réel en tant qu’il est impossible à supporter, (…) l’inconscient est à la fois la voie et la trace pour le savoir qu’il constitue, en se faisant un devoir de répudier tout ce qui implique l’idée de connaissance ».
Résister au choc d’un tel moment (comme ceux de 1926 avec la publication de La question de l’analyse profane de Freud et celui de 1956 avec l’article « Situation de la psychanalyse » de Lacan), nécessite de penser la clinique comme un retour aux origines ; mais un retour comme re-tour - autre tour - noué à la topologie.
Le séminaire de 1967-1968, L’Acte psychanalytique, nous servira de « texte » pour, d’une part, « penser la clinique » en fonction de la référence topologique qui lui appartient et lui donne consistance dans le réel, d’autre part, pour dissiper le mirage des « nouvelles cliniques » qui s’inscrivent dans la clinique des normes et non de la loi (Foucault).

> AEFL

lundi 29 juin 2009

"Je suis toujours en retard"

Etre à l'heure est un défi pour certains. Qu'est-ce qui les pousse à mettre les autres "en souffrance" ? Quel est leur message en se faisant tant désirer ?



"Le retard a toujours plusieurs sens, indique le psychanalyste Jean-Pierre Winter. Mais il existe selon lui un dénominateur commun aux différentes formes de retard : celui ou celle qui se fait attendre "brille" par son absence. "Par son retard, la personne s'impose déjà, puisque, pendant qu'il attend, l'autre ne cesse de penser à elle", ajoute le psychanalyste." (...)

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Quelques remarques sur "l'enseignement" de la psychanalyse (À partir du Savoir du psychanalyste de Jacques Lacan)

par Esther Tellermann

"Que faisons-nous, moi-même, les autres "enseignants" de l'ALI à exposer ?... Avons-nous la même posture que dans l'institution universitaire, celle de délivrer un savoir ? Littéraire, linguistique, philosophique, mathématique, logique ?
Savoirs que Lacan interroge et utilise dans son élaboration théorique, et qu'il s'agirait d'élucider...
S'agit-il pour chacun de nous de nous former à la théorie lacanienne, d'aller de l'initiation à l'excellence, de la place de l'élève à la place du maître ?
Avoir entendu que la place du maître n'était pas celle de l'analyste, nous autorise-t-elle à la position hystérique de réfutation du maître qui fut celle de certains mouvements en 68, mais n'était autre que celle ,logique ,de l'élève en proie à la passion de l'ignorance ?" (...)

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De la grammaire à l'inconscient : dans les traces de Damourette et Pichon

Du 1 août 2009 au 11 août 2009, Centre Culturel International de Cerisy


Cerisy, le Château

DIRECTION : Michel ARRIVÉ, Valelia MUNI TOKE, Claudine NORMAND

ARGUMENT :

"Le système grammatical d'une langue baigne en grande partie dans l'inconscient". C'est là l'un des postulats sur lesquels se construit le monumental Essai de grammaire de la langue française, de Jacques Damourette (1873-1943) et Edouard Pichon (1890-1940).

Les deux auteurs sont pittoresques et insolites. Jacques Damourette, de santé fragile, n'a jamais exercé son métier d'architecte, mais s'est passionné pour la langue française, dans tous ses états. Il a communiqué sa passion à son neveu Edouard Pichon, qui, en dépit de la maladie qui le fera mourir à 49 ans, mène une brillante carrière de médecin. Devenu psychanalyste, il est, en 1939, Président de la Société psychanalytique de Paris: il y reçoit un jeune et brillant psychiatre nommé Jacques Lacan.

L'oeuvre de Damourette et Pichon continue, près d'un siècle après le début (1911) de son élaboration, à intriguer, souvent à passionner à la fois les linguistes et les analystes. Ils se rencontreront à Cerisy pour approfondir tous les aspects de ce travail entre tous original, qui affronte, par le biais de la grammaire d'une langue, le français, le problème toujours renouvelé des relations entre langage et inconscient.

COMMUNICATIONS :

Linguistique et psychanalyse: vers une grammaire de l'inconscient?
* Michel ARRIVÉ: Du métalangage chez Damourette et Pichon?
* Pierre BONNY & François SAUVAGNAT: La question du genre chez Edouard Pichon. Quelques implications des notions de sexuisemblance et de sexuiférence, spécialement pour les sciences humaines
* Anne COSYN & Bernard HARMEGNIES: Le silence dans la parole du Sujet en souffrance psychique: élément constitutif d'une grammaire de l'inconscient?
* Chloé LAPLANTINE: L'inconscient dans le langage: Boas, Sapir et Benveniste
* Josette LARUE-TONDEUR: Le "ne" discordantiel, dit "explétif"
* Cécile MATHIEU: L'origine du langage et la motivation du signe chez Damourette et Pichon
* Marie-Anne PAVEAU: Quelle est la langue de l'analyse? L'homme parlant et le mauvais outil
* François SAUVAGNAT: Edouard Pichon et Jacques Lacan, divergences et convergences: un bilan provisoire

Nationalisme et linguistique dans l'entre-deux guerres
* Sungdo KIM: La race, la nation, la langue: une archéologie et une politique de la grammaire nationale de Damourette et Pichon
* Sébastien MORET: Un fort vésicatoire au cas où...: Antoine Meillet, l'Allemagne et l'unité slave
* Annick OHAYON: Edouard Pichon, psychanalyste "français"
* Maribel PEÑALVER VICEA: Métaphore et "idiome": ou comment l'"inconscient national" construit notre identité?
* Dan SAVATOVSKY: Grammaire nationale et barbarie: la terminologie de Damourette et Pichon

Le locuteur et sa langue
* Gwénola DRUEL-SALMANE: La théorie du bégaiement chez Pichon. Sa reprise à partir de l'approche structurale du langage chez Lacan
* Michel GROLLIER: De l'inconscient sensu-actoriel à l'inconscient lingui-spéculatif?
* Janeta MASPERO: Du moi "étoffé" au soi social
* Valelia MUNI TOKE: Pichon et le regard du "je" sur le "soi": de l'épistémologique au politique
* André ROUSSEAU: L'énonciation chez Damourette et Pichon et chez Bühler
* Andrée TABOURET-KELLER: Damourette et Pichon: pour un inconscient national et contre le bilinguisme
* Maria Dolores VIVERO GARCIA: "Je", "tu", "il" ... tous des délocutifs?
* Suzanne YANG: Les fous criminels: une forme extrême d'énonciation

Actualité grammaticale de Damourette et Pichon
* Cécile BARBET & Yves LE BOZEC: De l'auxiliarité et des verbes modaux
* Bérengère BOUARD: Les théories syntaxiques de Damourette et Pichon et la tradition grammaticale
* Patricia BUNTE & Vincent MARISCAL: Gustave Guillaume lecteur de Damourette et Pichon
* Michel FAVRIAUD: La ponctuation de Jacques Damourette: une théorie inachevée de la voix
* Jean-Marie FOURNIER: La réflexion sur le temps dans l'Essai de grammaire de la langue française de Damourette et Pichon
* Rose-Marie GERBE: Le présent de l'indicatif: un "tiroir-canon" non marqué
* Elizaveta KHACHATURYAN: Les mots du discours d'origine verbale
* Bernard LAKS: La phonologie de Damourette et Pichon: essai de réévaluation (avec une attention particulière à la phonologie de la liaison)
* Adeline PATARD: La notion très actuelle d'actualité. Quelle pertinence pour l'analyse du temps verbal?
* Henri PORTINE: Damourette et Pichon étaient-ils cognitivistes avant l'heure?
* Christian SURCOUF: Noncal, toncal, Imparfait et négation
* Marc TSIRLIN: Cette grammaire reste actuelle
* André VALLI: A propos de la notion de "locution verbale coalescente" dans l' E.G.L.F. de Damourette et Pichon
* Jesús VAZQUEZ MOLINA: Les traces de Damourette et Pichon dans l'analyse de la négation dite explétive

Avec le soutien de l'École Doctorale 139, Connaissance, Langage, Modélisation, Université de Paris Ouest Nanterre la Défense,
de l'UMR (Unité Mixte de Recherche) 7114, MoDyCo (Modèles, Dynamiques, Corpus),
CNRS, Université de Paris Ouest Nanterre la Défense et Université de Paris 5 Descartes