Après midi des cartels : "L’angoisse, l’affect qui ne trompe pas"

Forums du Champ lacanien : Le Samedi 5 février à partir de 14h30 au local 118 rue d’Assas 75006 PARIS

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Bernadette Diricq : "Ce dont le sujet est affecté dans l’angoisse, c’est par le désir de l’Autre"

« Che vuoi ? » Que me veut-il cet Autre ? Quel est l’objet, cause de son désir qu’il me faut lui céder ? et dans quel but ? Mais encore quel est cet Autre dans le cas de sujets de sexe féminin ? Car à défaut d’être le phallus qui manque à la mère, il reste à la fille la possibilité d’être l’aimée du père. Choix du sujet hystérique certes. La fin de l’analyse d’un tel sujet peut-elle nous enseigner sur ces questions ?

 Armando Cote : "Le temps de l’angoisse"

L’angoisse est un moment logique. « Le temps de l’angoisse » est une expression que Lacan utilise dans son séminaire (p. 204) pour insister sur ce temps logique, essentiel dans la direction de la cure. En effet, l’angoisse peut être élidée, non repérable de manière concrète lors d’une cure. Mais l’analyse peut reconstruire ce moment, comme Freud l’a montré avec le cas d’Ein Kind wird geschlagen, il parle d’un second temps, toujours élidé dans la construction du fantasme. Ce temps de l’angoisse n’est pas toujours inaccessible, mais il est phénoménologiquement repérable, c’est une boussole pour le maniement du transfert et ses affects.

 Frédérique Decoin : "Fantasme et angoisse, même structure ?"

Lacan pose dès le début du Séminaire X une équivalence de structure entre l’angoisse et le fantasme, pourtant il situe l’angoisse du côté de ce qui ne trompe pas, « l’affect qui ne trompe pas », tandis qu’il fait apparaître le fantasme comme un « leurre », « vérité menteuse », dira-t-il plus tardivement, dont la fonction serait justement de « recouvrir » l’angoisse. Qu’en est-il alors de cette équivalence ? Voici une des questions issues de mon expérience d’analysante et de mon travail en cartel.

 Marie-Estelle Humbert : ’De l’angoisse au désir naissant dans la cure analytique’

Il va s’agir d’interroger la fonction de l’angoisse dans la cure analytique et de pointer comment émerge le désir inconscient naissant chez un sujet. Je vais m’appuyer sur deux vignettes cliniques en différenciant le champ de l’angoisse dans la névrose et la psychose.

 Claire Parada : ’L’angoisse pas sans objet"

Cette formule de Lacan reprenant le « pas sans », nous oriente sur la question de l’objet d’une façon particulière. Dans le séminaire X L’Angoisse, Lacan y poursuit son élaboration de l’objet(a) amorcée deux ans auparavant dans le séminaire VIII Le transfert, établissant une distinction précise entre les différents types d’objet et lui donnant une place tout à fait à part. En effet, dans l’angoisse il ne s’agit pas de n’importe quel objet mais précisément de l’objet(a). Il en dessine les contours en posant que « l’angoisse est sa seule traduction subjective » (p. 119). C’est sous cet angle là que je tenterai de saisir la question de l’objet(a) qui s’en dégage, en suivant le fil selon lequel l’angoisse est l’affect qui ne trompe pas dans le sens où il nous indique que nous sommes bien là en présence de l’objet(a) lui-même.

 Claire Christien-Prouet : "La mouche et le miroir ; le signifiant d’une phobie"

Pour parler de l’angoisse phobique, je proposerai de partir de quelques phrases de Lacan, émises le 21 juin 1961 lors de l’avant-dernière séance du séminaire sur « Le transfert » : « Ne croyez pas que je m’amuse si j’amène là la mouche ou la guêpe, ou n’importe quoi qui fait du bruit, qui nous surprend - puisque vous le savez bien, c’est l’objet électif, suffisant dans son caractère minimal, pour constituer ce que j’appelle le signifiant d’une phobie. »

Animé par :

Nadine Naïtali : Responsable des cartels Sol Aparicio : Présidente de l’EPFCL-France

L’après-midi sera suivi d’un tirage au sort pour ceux qui souhaitent se constituer en cartel.

http://www.champlacanienfrance.net/

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